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Montréalité, émission du lundi 10 octobre

 

SUJET : DARE-DARE - Centre de diffusion d'art multidisciplinaire de Montréal

INVITÉE : Geneviève Massé, Co-coordonnatrice à la programmation

 

On dit souvent de Montréal qu’elle est une ville inspirante qui bouillonne de créativité. Pour le centre de diffusion Dare-Dare, Montréal est plus que ça! Ils ont littéralement fait de la ville leur galerie artistique.

À travers son histoire, et surtout depuis 2004, DARE-DARE a occupé plusieurs lieux. Dans sa démarche artistique, le centre est amené à déplacer son abri mobile à un endroit, à y investir l’espace 2 à 3 ans et à déménager par la suite. Ils sont passés, entre autres, par le Square Viger, l’Esplanade du Métro St-Laurent, le Square Cabot et le parc Walter Stuart. Depuis 2015, le centre est situé sur un terrain avoisinant le marché Atwater, dans le triangle formé par les avenues Atwater, Greene et la rue Doré, à quelques minutes du métro Lionel-Groulx.

Fondé par Claire Bourque, Sylvie Cotton et Diane Tremblay, DARE-DARE a ouvert ses portes en 1985. Son objectif est de diffuser le travail des jeunes artistes en privilégiant particulièrement le métissage disciplinaire. Devenu centre d’artistes autogéré en 1990, DARE-DARE réitère son engagement envers la diversité des formes de l’art actuel et se dote d’un comité de programmation composé d’artistes membres.

Particulièrement depuis 1996, DARE-DARE développe son expertise en art public en soutenant des interventions performatives, des projets en collaboration avec diverses communautés, des projets évolutifs, éphémères et de durée variable, tout en élargissant son rayonnement vers un public plus vaste et multiple.

Depuis 2004, DARE-DARE poursuit son projet d'articulation urbaine DIS/LOCATION. Le centre a choisi la ville, comme contexte de diffusion et consacre sa programmation exclusivement à des projets d'art public. Ce faisant, DARE-DARE étend le rayonnement des arts auprès de différents publics par son insertion dans le quotidien de la ville. Cette exploration s'effectue par amarrages successifs de deux à trois ans en des lieux porteurs de riches questions d'ordre social, politique, historique ou urbanistique. Cet accès accroit la présence du centre d'artistes devant le public montréalais et décuple les occasions d'entrer en interaction avec les citoyens d'horizons les plus divers, diversifiant ainsi le réseau de diffusion des arts actuels au Canada.

Geneviève Massé est co-coordonnatrice à la programmation chez Dare-Dare depuis 2011.

LIENS À VISITER

Site internet : dare-dare.org

Page Facebook : https://www.facebook.com/DARE-DARE-288421161197406/

 

REPORTAGE-CITOYEN

Expérience bénévolat

Habitat pour l'humanité Québec (Habitat for Humanity) Charlotte Laberge pose de la céramique

 

CHRONIQUE DE KARINE PERREAULT

KARINE « TOUS AZIMUTS

SUJET : Œuvre interactive en milieu scolaire ; Futur ; pas sûr dans le cadre des RIDM

Futur, pas sûr est un web documentaire imaginé et créé par 43 élèves de l’école secondaire Eurêka à Mtl sous la direction de la réalisatrice Marie-Claude Fournier. Le projet évoque la pression sociale que les jeunes peuvent subir dans leurs choix de carrière

Durant 11 semaines, à raison d’une rencontre de 2 heures chaque semaine. Les élèves étaient encadrés par une équipe de neuf professionnels qui les ont amenés à réfléchir sur la thématique choisi, le cinéma, le documentaire, le monde du web et à expérimenter certains postes techniques

Le webdocumentaire est maintenant en ligne :    http://futurpassur.com/

La 19e édition des RIDM se déroulera du 10 au 20 novembre 2016.

Informations : www.ridm.ca 

 

SUJET : Les projets de La Pépinière et Co.

INVITÉ : Maxim Bragoli, Co-fondateur de La Pépinière et Co.

Si vous avez un tant soit peu marché dans les rues de Montréal cet été, il y a de fortes chances que vous ayez vue l’une de leur réalisation. La Pépinière et Co a le vent dans les voiles et change la face de Montréal, projet après projet.

Pionnier du mouvement d’appropriation des espaces à Montréal, l’organisme Pépinière et Collaborateurs (la Pépinière) mobilise les communautés locales, les citoyens et les organismes sociaux afin qu’ensemble ils créent et animent des espaces publics dynamiques. Fondé en 2014, cet organisme à but non lucratif fait appel à des centaines de bénévoles pour transformer divers espaces publics en centres d’activité économique et sociale.

La Pépinière souhaite insuffler davantage de spontanéité dans l’espace urbain, favoriser son appropriation par la population et faire de la ville une expérience unique, apportant la créativité au quotidien.

Les fondateurs Jérôme Glad et Maxim Bragoli, trouvaient que Montréal était très active au niveau des événements spontanés, des activités et des festivals, mais peinait à dynamiser des espaces publics au quotidien. La Pépinière et Co s’est attaqué au problème en proposant divers projets (certains dont ils sont les promoteurs, d’autres qui sont des commandes).

Les projets de La Pépinière possèdent un design facilement reconnaissable. L’OBNL ne fait pas dans l’art public à proprement parler, mais plutôt dans la revitalisation des espaces. Ils collaborent tout de même avec des collectifs d’artistes, des musiciens et possèdent un souci d’esthétisme au niveau du mobilier, du graphisme, de la disposition des espaces.

      Les Marchés du Nord (Jusqu’au 29 octobre)

      L’hivernale (en hiver)

      Les Jardins Gamelin (a pris fin le 2 octobre)

      Les Jardineries (jusqu’au 28 octobre)

      Le Love Auto

      Le Marché des ruelles

      Village Pied-du-Courant

LIEN À VISITER

Site web: http://www.pepiniere.co/

Vidéo: https://vimeo.com/175632552

 

SUJET : Le poète public

INVITÉ : Robert Séguin

 

Tous les soirs quand il fait beau, le poète s’assoit près du Carré Saint-Louis, sur la rue Prince Arthur au croisement avec l’Avenue Laval. Il reste silencieux, écoute les souhaits des passants curieux et leur rédige des poèmes.

«Depuis que je sais écrire je pense que j’écris de la poésie, pointe-t-il. Elle redonne de la liberté autant aux gens qu’aux mots. Je le fais spécialement dans la rue parce que pour moi c’est quelque chose qui se passe avec les gens : dans ce monde où l’information va si vite, c’est important de prendre le temps de les rencontrer.»

Le jeune auteur attire les regards des badauds sur cette rue piétonne très passante. «Parfois les gens me donnent un thème, parfois on me raconte une histoire et on me dit : “Ça me ferait du bien que tu la mettes en poème”. D’autres fois on me demande la poésie du moment, les gens ont juste envie de voir ce que j’écris.»

Le poète indique qu’«il n’y a pas de prix». «Ce serait vraiment un tue l’amour et contre-poétique, ajoute-t-il. Les gens me laissent ce qu’ils veulent, parfois ce sont des cadeaux, des invitations, une contribution volontaire qui finit dans les poches de mon propriétaire et sur les étagères du frigo.»

Il dit avoir étudié les lettres et imaginé son concept il y a plusieurs années avant de «perdre beaucoup de cheveux» dans un diplôme en ébénisterie et de revenir à ses premières amours. «J’ai besoin d’écrire, ça m’apporte du bonheur. Ça ne se comprend peut-être pas si on n’a pas cet appel des mots, mais quand on l’a et qu’on ne le fait pas c’est comme un deuxième cœur qui s’atrophierait. Après avoir fini mon diplôme, j’ai vu qu’un poète public existait déjà à Paris. J’ai acheté une machine à écrire et peu de temps après j’étais ici.»

L’attirail «vintage» de Robert Séguin n’a pas été choisi au hasard. «Il faut se démarquer, c’était très important que tout ça soit aussi un élément de poésie visuel, je n’allais pas juste m’assoir sur un banc de parc». Le poète dit ainsi proposer «un moment différent».

«Je pense que la poésie peut encore faire vivre la langue, le langage, ouvrir l’esprit des gens, leur imagination et ça fonctionne avec eux», conclut celui qui prévoit de rester là tout l’été.

 

VOXPOP ET TABLE RONDE

 

Nous terminerons cette émission en se posant des questions comme : L’art public est-il valorisé à Montréal? Est-ce que les montréalais sont réceptifs à l’art public? L’art a-t-il sa place dans les rues de Montréal? Quel effet les artistes de rues ont sur vous?

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