Le bénévolat à MAtv Montréal

Depuis l’automne, des bénévoles participent au nouveau programme MON Bénévolat de MAtv Montréal afin d’en apprendre plus sur le fonctionnement de la télévision communautaire et des différents métiers liés au monde de la télé.
 
J’ai discuté avec trois réalisateurs de MAtv qui s’occupent également des participants du programme «MON Bénévolat»: André Tremblay, Jean-François Drapeau et Norman Sutton.
 
Ils ont tous à cœur la télévision communautaire et l’importance des bénévoles pour créer du contenu de qualité. «Il y a 20 ans, lorsque j’ai commencé ce métier, à la télévision communautaire de Vidéotron, il y avait déjà des bénévoles», mentionne André Tremblay. Pour Jean-François Drapeau, «il y a de la place pour les professionnels et les non-professionnels. Avec des bénévoles, on produit des émissions flyées et intéressantes. Avec les bénévoles, on a un autre point de vue!»
 
Les trois hommes ont passé la majorité de leur carrière à travailler dans le milieu de la télévision communautaire. Jean-François Drapeau a même participé à la conception d’une émission à ses tous débuts: «lorsque j’étudiais à l’UQAM, nous avions présenté un projet à la télé communautaire de Vidéotron qui l'a été accepté. J’ai travaillé sur ce projet pendant trois ans, et par la suite, des occasions se sont offertes à moi, et je suis resté. C’est comme ça que je suis entré ici, j’avais donc un devoir de retour d’ascenseur.» 
 
Des bénévoles attentifs lors de leur formation à MAtv Montréal
 
Ils apprécient tous cette chance de côtoyer des bénévoles qui leur rappellent leurs débuts. Pour André Tremblay, c’est un retour aux sources. En effet, après avoir complété un BAC en communications, profil télévision à l’UQAM, ce dernier désirait faire de l’intervention sociale. «Pour moi, la télévision communautaire correspondait à ce que je voulais faire: offrir à différents groupes la possibilité de s’exprimer via la voie de communication qu’est la télévision. Lorsque le programme MON Bénévolat est apparu, ça me donnait l’impression de revenir à mes tous débuts.»
 
La mission même de la télévision communautaire reste chère pour eux. Pour Jean-François Drapeau, «ça donne aux citoyens la possibilité de parler aux autres citoyens directement et sans filtre.» Il souligne un parallèle intéressant avec les réseaux sociaux, où tout le monde peut s’exprimer. «N’importe qui peut devenir populaire si son message intéresse bien des gens. On doit s’en inspirer.»
 
Norman Sutton est également heureux de son implication. «J’ai autant de plaisir qu’eux! Ce ne sont pas que les bénévoles qui aiment ça, moi aussi je trouve ça très gratifiant, c’est une expérience incroyable de partager notre savoir. J’ai toujours rêvé de faire cela, et ça m’est enfin arrivé, presque en fin de carrière.» Il ajoute: «si j’avais eu accès à cela à mes débuts, je l’aurais vraiment apprécié. Ça met les gens dans le bain, ça leur donne une longueur d’avance sur ceux qui commencent, ils se sentent choyés, ils nous le disent.»
 
Les bénévoles participant au programme n’ont pas manqué d’impressionner les réalisateurs, qui ont tous plus de 20 ans d’expérience. Jean-François Drapeau souligne que «les bénévoles sont sérieux dans leur approche, ils ne sont pas là que pour s’amuser, ils sont là pour apprendre» avant d’ajouter qu’il profite également de cette expérience d’apprentissage. «Lors de l’atelier sur le son, j’étais autant étudiant que professeur! Lorsqu’on est réalisateur, “on ne joue d’aucun instrument”, on supervise, mais on ne touche plus à rien, donc j’ai appris comment les nouvelles technologies fonctionnent.»
 
Et les équipements mis à la disposition des bénévoles sont à la fine pointe de la technologie. «Je connais des gens qui sont allés dans des écoles privées spécialisées, ils ont la théorie, mais pas la pratique. Ce qu’on leur permet, c’est donc la pratique, et avec des équipements de pointe,» mentionne André Tremblay. 
 
Et les commentaires sont positifs: «les participants nous ont dit que c’était un aussi bon cours que ceux qu’ils ont suivis ailleurs. J’ai trouvé ça flatteur pour toute notre équipe!» explique Norman Sutton.
 
L’ultime signe d’appréciation de ce programme? En terminant notre conversation, Norman Sutton m’a dit: «Si on me donne l’opportunité, je vais continuer dans ce domaine jusqu’à la retraite!»
 
 

Béatrice Bernard-Poulin,

blogueuse MAtv Montréal

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