Mon féminisme à moi

 
Dans le cadre de la Journée internationale de la femme j’ai réfléchi à mon féminisme.
 
J’entends et je vois celui des autres se manifester, ou non. Je me demande où je me situe. Je sais que je ne suis pas du genre à monter sur les barricades, à brandir les pancartes, je ne brûlerai jamais mon soutien-gorge parce qu’il est trop utile! La voie de mon féminisme a été tracée par nos mères militantes des années soixante et soixante-dix. Je trouve que nous, la génération suivante, on s’est un peu laissé surfer sur cette vague qu’elles avaient initiée, alors qu’il semble y avoir plus de souffle à cet effet chez les jeunes  actuellement
 
 
Ma mère était  monoparentale à l’époque où aucune autre maman ne l’était. Une femme qui s’est relevée les manches pour élever son enfant tout en menant une carrière de pionnière à l’époque. Elle m’a montré la détermination, le courage, la nécessité d’étudier, l’ambition, l’importance de foncer! 
 
 
Je  trouve qu’en 2016, il y a encore beaucoup trop d’injustices, d’horreurs même, à travers le monde. Ici, nous avons la chance de vivre dans un monde privilégié où je me sens rarement lésée en tant que femme. Bien sûr, il y a la misogynie. J’en ai fait les frais avec un collègue qui prenait un malin plaisir à abaisser toutes les femmes de son entourage et qui se permettait des blagues salaces (dont on riait jaune pour acheter la paix), un vrai Marcel Aubut…que je n’ai pas dénoncé, mon féminisme n’a pas osé, malheureusement! Puis, que dire du harcèlement sexuel que nous avons toutes subi à un moment ou l’autre, n’est-ce pas mesdames? Ceci étant dit, j’ai souvent eu le bonheur de travailler avec des hommes charmants en ayant le sentiment d’être one of the boys ou, LA fille traitée comme une reine!
 
 
Mon féminisme à moi, me permet d’assumer ma coquetterie, ma féminité tout en me sentant forte. Il déplore par contre, qu’il soit encore plus difficile de vieillir pour une femme que pour un homme dans plusieurs métiers, il hait ceux qui font subir quelle que violence que ce soit aux femmes et aux enfants, il me fait tenter de combattre ce fléau en m’impliquant pour la cause. 
 
 
Mon féminisme tentera d’éviter le plus d’écueils possibles à ma fille. Il m’aidera, j’espère, à trouver les mots pour la guider vers une vie saine, heureuse, où elle se sentira bien dans son corps et pourra se permettre toutes les audaces désirées, sans jamais se nier au profit d’un individu mal intentionné. Sky is the limit ma chérie!
 
 
Oui mon féminisme est beaucoup moins impétueux que d’autres, même un peu paresseux parfois, mais il me dictera toujours un respect de moi-même en tant que femme. Et vous, comment se porte le vôtre?
 
 
Julie Normand,

blogueuse MAtv Sherbrooke

 

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