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Une rencontre avec les quatre réalisateurs du Laboratoire MAtv

Quatre nouveaux réalisateurs participeront au Laboratoire MAtv cette saison, qui a pour thème les perspectives d’avenir des jeunes du Grand Montréal. J’ai discuté avec eux avant l’enregistrement de la toute première émission hebdomadaire, une nouveauté cette année. 
 
Ce sont quatre jeunes déjà amis, enthousiasmés par le projet et très allumés que j’ai rencontré: Marie-Hélène Beaudry, Frédérik Giguère, Audrey-Anne Dugas et Colin Racicot.
 
 
Marie-Hélène Beaudry, Frédérik Giguère, Audrey-Anne Dugas et Colin Racicot, les quatre jeunes réalisateurs de la seconde édition du Laboratoire MAtv
Marie-Hélène Beaudry, Frédérik Giguère, Audrey-Anne Dugas et Colin Racicot, les quatre jeunes réalisateurs de la seconde édition du Laboratoire MAtv
 
 
Au sujet de cette complicité qui les unit déjà, Frédérik lance à la blague: «On est allés au primaire ensemble!» Plus sérieusement, Audrey-Anne et Colin se côtoient depuis le cégep, mais les quatre admettent que ce projet leur a permis de développer une complicité rapidement. «C’est comme un retour à l’école. On se voit chaque semaine, on parle de nos créations, on se donne des commentaires. C’est super constructif», explique Colin.
 
Ils ont tous décidé de s’inscrire au Laboratoire pour des raisons différentes. «C’est rare que les jeunes de 30 ans et moins ont l’opportunité de s’exprimer librement sur des sujets de société, d’avoir une carte blanche. C’était une occasion à saisir», explique Marie-Hélène. «C’est une belle occasion de faire des choses que tu n’aurais peut-être pas eu le guts de faire autrement», dit, quant à lui, Frédérik. 
 
«Je travaille en postproduction et, quand j’ai vu l’annonce [du Laboratoire MAtv] passer, j’ai réalisé que je n’avais plus l’occasion de travailler sur le terrain. Je trouvais important de reconnecter avec le côté créatif en réalisant ces courts métrages», mentionne Audrey-Anne. Avant d’ajouter: «Je crois que cette expérience va me permettre de grandir… telle une première de classe», sous les rires de ses collègues.
 
«Je crois qu’on souhaite tous devenir réalisateurs», mentionne Colin. «J’ai surtout réalisé des courts métrages de fiction jusqu’à présent. Je n’ai jamais fait de documentaire. Pourtant, j’ai envie d’en faire! Le documentaire, comme la fiction, permet de raconter des histoires. Le Laboratoire va me permettre de peaufiner mes aptitudes de réalisateur et d’aborder des sujets que je n’aurais pas abordés autrement.»
 
Ce sont différents enjeux qui touchent les jeunes qui seront examinés lors des huit émissions automnales, qui permettront aux réalisateurs de produire huit documentaires d’une minute trente, dont deux portraits. À l’hiver, inspirés par ce remue-méninges et par les contributions citoyennes, ils réaliseront deux documentaires de cinq minutes. Le réalisateur s’étant le plus démarqué lors de l’aventure obtiendra une bourse d’études de 1000$ pour une formation à L'inis. À noter que pour sa participation à l’émission, chaque réalisateur recevra une bourse de 10 000$.
 
Marie-Hélène croit que le Laboratoire permettra d’enclencher des discussions sur des enjeux de société. «On représente bien notre génération. On peut donner notre point de vue sur des enjeux plus larges, ça permet d’apporter un nouveau point de vue dans la sphère publique.»
 
 
Les derniers ajouts à la galerie citoyenne de la plateforme web du Laboratoire MAtv
Les derniers ajouts à la Galerie citoyenne de la plateforme web du Laboratoire MAtv
 
 
Le thème du Laboratoire MAtv de cette année, les perspectives d’avenir chez les jeunes du Grand Montréal, les interpelle tous. Colin explique: «Je vise à montrer que les jeunes de notre génération travaillent, qu’ils ont des passions, qu’ils veulent s’éduquer et qu’ils ont des plans d’avenir. Je veux parler de leurs projets et expliquer comment ils font pour atteindre leurs objectifs.» Frédérik renchérit: «On ne peut pas ne pas se sentir interpellés par la santé, l’éducation ou le voyage.» Différents enjeux qui seront tous abordés cette année. Marie-Hélène rajoute: «Tous les thèmes sont interreliés, en fait. C’est la société et on en fait partie.»
 
Ont-ils quelque chose à ajouter pour terminer?
 
«Contribuez! Contribuez!», lance Audrey-Anne. «La plateforme web est le meilleur moyen d’avoir du feedback et de prendre le pouls de la société. Le documentaire, c’est être en contact avec les gens. Via la plateforme, on est en contact avec ce que les gens ont à dire.» Colin ajoute: «[Qu’] avoir du contenu citoyen va nous inspirer, nous donner des idées.»
 
 

Béatrice Bernard-Poulin,

blogueuse MAtv Montréal

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