Le métier de vendeur en 2015

Le domaine de la vente regroupe autant les vendeurs du commerce de détail que les vendeurs dans le commerce de gros – qui vendent des biens et des services non techniques à des détaillants, grossistes, et établissements commerciaux, industriels ou spécialisés – autrement dit, le commerce interentreprises. En 2014, le secteur de la vente et des services représentait 25% de l’emploi total au Québec. 
 
 
On pourrait distinguer trois grandes professions dans ce secteur:
 
Vendeur dans le commerce de détail
 
Représentant des ventes non techniques
 
Représentants des ventes techniques 
 
 
Ces trois métiers font partie des professions les plus en demande en ce moment, selon Emploi-Québec. D’ailleurs, une analyse des types de postes les plus recherchés par les employeurs en 2014, réalisée par Jobboom, confirme cette tendance. Les représentants ont été les professionnels les plus en demande, tandis que les représentants techniques se classaient au 7e rang.  
 
Ce sont de vraies carrières, qui peuvent s’avérer payantes. Selon les données du plus récent recensement, le salaire moyen d’un  représentant des ventes non techniques s’élève à 51 000$ et à
62 000$ pour les spécialistes des ventes techniques.
 
Le métier de vendeur n’est pas destiné à tout le monde, car il exige un «coffre à outils» de compétences bien particulières. Voici quatre aptitudes essentielles: 
 
 
Volonté
 
Il faut être capable d’accepter l’adversité et le refus. Il faut savoir se relever et travailler pour diminuer la résistance du client, sans l’effaroucher. 
 
 
Écoute
 
Les gens ne veulent pas être éduqués et encore moins convaincus, ils veulent être guidés. Le bon vendeur doit être attentif, empathique et poser les bonnes questions pour trouver la solution idéale pour son client. 
 
 
Communication
 
Un bon vendeur est aussi habile en communication. Il doit avoir une aisance à parler au public et à nouer des liens de confiance rapidement.
 
 
Connaissance du produit
 
Un vendeur doit bien connaître son produit afin d’être en mesure d’en détailler les caractéristiques aux clients.
 
Bien qu’il soit essentiel de posséder certaines «prédispositions», il existe différentes formations pour accéder à la profession de vendeur.
 

Au niveau professionnel

DEP  Vente-conseil
 
Ce programme est principalement axé sur la vente dans le commerce de détail. Il vise l’acquisition de connaissances sur les techniques de vente, la commercialisation des produits et la communication avec le client.
 
Établissements offrant le programme: offert dans la plupart des centres de formation professionnelle (CFP)
 
 
ASP Représentation
 
Ce programme est axé sur la formation des représentants dans le commerce de gros. Il vise le développement d’habiletés comme l’organisation d’une activité commerciale, la communication dans un contexte de représentation commerciale, etc.
 
Établissements offrant le programme: offert dans la plupart des centres de formation professionnelle (CFP)
 

Au collégial

DEC Gestion de commerce
 
Ce programme forme des gérants de commerce ou des superviseurs d’équipes de vente dans un établissement commercial ou une entreprise.
 
Établissements offrant le programme: Cégep de Rosemont, Cégep du Vieux-Montréal, Cégep André-Laurendeau, Cégep d’Ahunstic, Cégep de Maisonneuve, Cégep John Abbott, Collège Dawson, Collège LaSalle, Vanier College
 
Il existe aussi des attestations de spécialisations collégiales (des programmes qui s’adressent aux gens qui travaillent déjà dans l’industrie) qui permettent de développer une spécialisation dans un type de vente spécifique.
 
AEC Représentation et vente, secteur technologies de l’information (Cégep Saint-Laurent)
 
AEC Conseiller en vente automobile (Cégep Marie-Victorin)
 
AEC Vente-conseil en décoration intérieure (Cégep Lionel-Groulx)
 
Autant dans le domaine du commerce de détail que du commerce de gros, les clients sont de plus en plus portés à s’informer et à magasiner en ligne. Selon les plus récentes données du CEFRIO, un adulte sur deux a réalisé au moins un achat sur Internet au cours de la dernière année. Cette tendance croît chaque année et gagne tous les groupes d’âge. Les consommateurs font de plus en plus confiance aux sites de commerce en ligne. Ils sont donc de plus en plus autonomes, et se fient beaucoup sur l’avis des autres consommateurs pour faire leur choix.
 
La première tâche d’un bon vendeur, à l’ère du Web, c’est d’être mieux informé que le client. Il est donc important pour lui de connaître ses produits en profondeur, mais aussi la concurrence et de faire de la veille sur les médias sociaux pour savoir ce que les clients disent sur son industrie. Il doit anticiper plus que jamais leurs préoccupations. 
 
Par ailleurs, même si l’information est disponible en ligne, ça ne veut pas dire que le client ne peut se passer des conseils d’un vendeur, particulièrement lorsque le produit ou le service a un certain niveau de complexité. Qu’on pense à l’automobile, au matériel informatique ou aux télécommunications. 
 
En fait, alors que le Web multiplie la concurrence et bouleverse les habitudes de consommation, on pourrait dire que, plus que jamais, le fait de pouvoir compter sur des vendeurs compétents et passionnés est ce qui fera la différence pour les entreprises!
 

Pour se renseigner davantage sur les carrières de la vente

 
 
 
 
Chroniqueur: Simon Granger, Jobboom
 
 

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