Paul Shore donne une voix aux Montréalais avec The Street Speaks

Ce n’est pas un hasard si, dès l’automne, Paul Shore se retrouve à la barre de The Street Speaks, une des premières émissions anglophones diffusées sur les ondes de MAtv.
 
Anglophone ayant grandi à Montréal, Paul Shore a obtenu une bourse qui lui a permis d’étudier à l’Université de Pennsylvanie. Puis, il a travaillé pour plusieurs réseaux américains, dont CBS, CNN, FOX, puis MTV, avant de revenir à Montréal en 2000, car son père était malade. Il a alors oeuvré durant cinq ans comme chef de bureau pour Guerilla News, puis a fondé Apathy is Boring (L’apathie, c’est plate) au printemps 2004, afin d’encourager les jeunes Canadiens à s’intéresser à la démocratie via les médias, les arts et la technologie. 
 
C’est l’an dernier, alors qu’il réalisait Quelque Show, qu’il a constaté que les citoyens montréalais anglophones ne se sentaient pas écoutés. «J’ai fait 100 entrevues, et j’ai posé la question: “C’est quand la dernière fois qu’un politicien ou journaliste vous a demandé votre opinion?” Et 97 personnes ont répondu “Jamais”».
 
«J’ai toujours été préoccupé par l’engagement civique, donc j’étais motivé à l’idée de créer une émission où Monsieur et Madame Tout-le-monde pourrait donner leur opinion sur plein de sujets. Depuis des années, quand je parle à des gens, je me rends compte qu’ils ont l’impression que leur voix n’a pas d’importance. Puis, quand je termine une entrevue, les gens me remercient, me disent “Tu as fait ma journée!” ou “Personne ne m’a jamais demandé mon opinion, j’avais l’impression que personne ne s’en souciait”.»
 
 
Paul Shore, animateur de The Street Talks
Paul Shore est fier d’animer, de réaliser et de produire The Street Speaks à MAtv Montréal: «Ça donne une voix à ceux qui n’en ont pas», dira-t-il.
 
 
Les entrevues réalisées dans le cadre de The Street Speaks sont complètement spontanées, et se déroulent au hasard des rencontres dans les différents arrondissements de Montréal. «J’ai 15 secondes pour créer un lien de confiance avec les personnes que je rencontre. Elles ne connaissent pas les questions que je vais leur poser», explique Paul Shore.
 
Il souhaite que l’émission puisse créer des ponts entre les différentes communautés de Montréal et mentionne qu’il a interviewé 70 anglophones, allophones, et quelques francophones depuis les débuts des tournages de l’émission, il y a environ trois semaines. Il remarque aussi que les gens ne se parlent plus entre eux: «Tu entres dans l’autobus, tout le monde est sur son cellulaire… Et je m’inclus là-dedans!»  Il espère que l’émission permettra d’entamer des conversations plus intimes avec les Montréalais.
 
The Street Speaks abordera plusieurs thèmes, dont l’immigration, l’intégration, la politique, la langue, l’amour, la mort, la technologie, «Si j’étais maire», etc. En plus des rencontres avec les citoyens de la communauté anglophone montréalaise lors de chaque émission, un groupe musical composera une chanson originale et un acteur ou poète fera un monologue sur le sujet abordé. 
 
Le mot de la fin revient à Paul Shore. Pourquoi devrait-on regarder The Street Speaks cet automne? «Mon émission est spontanée, drôle, triste et honnête, et c’est pour ça que vous devriez la regarder!»
 
Nous serons au rendez-vous! 
 
 

Pour me suivre sur la Toile:

Twitter: @beatricebp

LinkedIn: Béatrice Bernard-Poulin

Mon blogue: Eille la cheap!

 
L'auteure de cet article, Béatrice Bernard-Poulinest blogueuse pour MAtv Montréal.
 
 
 

Vos commentaires

Soyez les premiers informés sur MATV

Pour tout savoir avant tout le monde et profiter de nos exclusivités