La réorientation

Se réorienter est aujourd’hui plus fréquent qu’on le pense. Selon un récent sondage maison de Jobboom, 58% des gens se sont déjà réorientés professionnellement au cours de leur carrière. Et parmi ceux qui ne l’ont pas fait, 91% avouent y avoir déjà pensé! C’est toutefois une décision importante qu’il ne faut pas prendre à la légère. Elle nécessite une réflexion sérieuse, car elle implique beaucoup de changements et, possiblement, des sacrifices. 
 
Habituellement, lorsqu’on envisage une réorientation, c’est qu’on ressent un inconfort au travail. Avant toute chose, il faut d’abord analyser la ou les sources de cet inconfort. S’agit-il notre environnement de travail? De notre employeur? De nos tâches? De notre rôle professionnel? Dans les deux premiers cas, un simple changement d’emploi pourrait possiblement remédier à la situation. Dans les deux autres cas, ce sont des signes qu’une réorientation pourrait être nécessaire. 
 
D’autres vont choisir de se réorienter parce qu’ils ont trouvé leur vocation sur le tard, parce qu’ils cherchent un équilibre, pour évoluer professionnellement ou parce qu’ils ne suivaient plus, physiquement. 
 
Quelle que soit notre raison, il faut bien évaluer les différentes options qui s’offrent à nous avant de conclure qu’on doit changer de carrière, et peser les pour et les contre d’un tel projet. 
 
 
Qui dit réorientation dit souvent retour à l’école, ce qui peut s’avérer long et coûteux...
 
Non seulement il faut considérer le coût des études, mais aussi la perte de revenu qui pourrait être associée à un retour à l’école. Cette situation peut s’étirer pendant plusieurs années, selon la durée des études envisagées.
 
Une bonne solution est de regarder du côté des programmes de courte durée. Par exemple, au lieu de faire un diplôme d’études collégiales, on peut faire une attestation d’études collégiales (AEC), qui dure environ un an et demi à temps plein, au lieu de trois ans pour un DEC.
 
Dans la même veine, on peut regarder du côté des certificats de 1er cycle et des DESS à l’université, qui durent en moyenne un an, au lieu de s’embarquer dans un baccalauréat, qui dure généralement trois ans. 
 
Pour nous aider financièrement, le programme de prêts et bourses du gouvernement du Québec pourrait nous soutenir, surtout si on envisage des études universitaires de 2e ou 3e cycle. 
 
Le site du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science propose un simulateur pour calculer de façon approximative le montant auquel vous pourriez avoir droit. 
 
Si notre réorientation n’est pas un changement à 180 degrés, on peut aussi, dans certains cas, voir si notre employeur ne serait pas disposé à nous payer une formation, si celle-ci pouvait nous permettre de demeurer dans l’entreprise. Les bons employés ne courent pas les rues; si votre employeur est satisfait de votre travail et tient à vous, il pourrait accepter une telle demande pour vous garder. 
 
 
Une réorientation implique-t-elle nécessairement un retour à l’école?
 
Pas nécessairement! Les compétences acquises pendant votre première carrière peuvent peut-être vous aider à faire la transition sans devoir retourner à l’école. 
 
Si c’est le cas, votre meilleure option est d’adapter votre CV et votre lettre de présentation de façon à faire ressortir ces éléments. À ce compte, le CV «par champs de compétences» pourrait être utile. 
 
Ce type de CV présente, d’entrée de jeu, un sommaire de vos compétences qui permet de résumer vos qualités, vos aptitudes et les formations pertinentes au poste convoité. Ainsi, l’employeur que vous sollicitez lira d’abord tous les éléments qui mettent votre candidature en valeur.
 
Il contient également une section «Champs de compétences», où on inclura des détails sur les responsabilités que l’on a assumées et qui sont compatibles avec la description de tâches de l’emploi postulé.
 
 
Quelles sont les étapes à suivre pour structurer notre démarche?
 
S’informer
 
Allez à la rencontre des gens qui occupent l’emploi désiré afin de découvrir leurs contraintes professionnelles. Essayez d’obtenir une image réaliste des défis qui vous attendent. Vous aurez ainsi une idée plus juste des différentes démarches à effectuer pour atteindre votre but, comme un retour aux études.
 
 
Parler avec son entourage
 
Parlez de votre décision à votre famille et à vos amis. Leur opinion pourrait vous aider à préciser votre projet. Il se pourrait aussi qu’un de vos proches connaisse une personne capable de faciliter votre transition de carrière.
 
 
Établir un échéancier
 
Rédigez un échéancier contenant des actions précises à entreprendre. Par exemple, vous pouvez vous fixer deux activités de réseautage par mois. L’objectif de cette planification est de vous stimuler concrètement dans votre démarche de réorientation.
 
 
Quelles ressources peuvent nous aider dans cette démarche?
 
Un conseiller d’orientation peut vous être d’une grande aide dans une telle démarche. Ils ne travaillent pas qu’auprès des jeunes des écoles secondaires! Ils peuvent vous aider à faire le point sur votre carrière, vous guider à faire les meilleurs choix et vous accompagner dans la planification de la transition.
 
 
 
pour en savoir plus et trouver un conseiller près de chez vous. 
 
Et pour des informations sur les programmes d’études et les formations gagnantes, vous pouvez consulter la section Carrières d’avenir du site de Jobboom.
 
 
Références:
 
 
 
 
 
 
 
Chroniqueur: Simon Granger, coordonnateur des contenus chez Jobboom
 
 

article présent dans le dossier

LIBRE-SERVICE: BOULOT
Démystifier les défis de la vie au travail que l’on soit employeur, employé ou chômeur.  
Lire le dossier

Vos commentaires

Soyez les premiers informés sur MATV

Pour tout savoir avant tout le monde et profiter de nos exclusivités