Les nouvelles tendances en aménagement de bureau

On passe près de la moitié de notre vie active au boulot… Notre environnement de travail est donc un endroit qu’il vaut mieux apprécier. Or, quand on pense environnement de travail, la première image qui nous vient en tête est celle du cubicule… Une image qui n’est pas des plus positives! 
 
Le cubicule, avec le temps, est devenu un symbole d’une culture du travail, grise, terne et ennuyeuse, maintes fois parodiée dans des séries télé comme The Office ou dans la bande dessinée Dilbert. Pourtant, plus de 40 ans après son introduction, le cubicule conserve son monopole dans les bureaux! 
 
Imaginé à la fin des années soixante par l’Américain Robert Propst, le cubicule se voulait une amélioration sur les grands bureaux à aire ouverte, qui étaient la norme à l’époque. Il avait imaginé un espace de bureau constitué d’éléments de mobiliers modulaires - cloisons, classeurs, table à hauteur ajustable, tablettes, etc. - qui pourraient être modifiés et réorganisés en fonction des préférences de l’employé ou des besoins de l’entreprise. Ce système devait favoriser la productivité, l’intimité et même la santé des travailleurs. 
 
Le concept a éventuellement été adopté par les entreprises, mais plutôt pour sauver de l’espace et limiter les coûts en entassant le plus de travailleurs possibles dans un espace restreint. 
 
L’objectif de base du cubicule a été à ce point détourné que son propre créateur a renié son invention avant  sa mort. 
 
 
Que reproche-t-on au cubicule exactement?
 
Le cubicule est source de nombreuses frustrations chez les travailleurs. Des chercheurs de l’Université de Sydney, en Australie, se sont penchés sur la question en 2013. Ils ont pu identifier les principaux irritants de la vie en cubicule: 
 
Le manque d’intimité
 
Le niveau de bruit
 
Le manque d’espace
 
La température ambiante
 
Le bruit est probablement l’un des principaux problèmes, tout particulièrement à cause des conversations des collègues. Une étude a montré que le fait d’entendre involontairement une conversation entraînait une baisse de performance 5 à10% pour des tâches faisant appel à la mémoire à court terme comme la lecture, l’écriture ou le travail créatif. Au final, les travailleurs installés dans des cubicules semblent avoir un niveau de satisfaction moins élevé que les travailleurs bénéficiant d’un bureau fermé. 
 
Au cours des années 2000, on a vu beaucoup d’entreprises, notamment dans le domaine de l’informatique, revenir au concept des bureaux complètement ouverts… Est-ce mieux? Ces nouveaux espaces de bureaux ont été conçus dans un ultime effort pour favoriser la discussion, faciliter le partage d’information, stimuler la créativité, l’innovation et la collaboration. 
 
Dans les faits, ça n’est pas vraiment mieux. Selon la même étude de l’Université de Sydney sur les irritants au bureau, les espaces ouverts présentent les mêmes problèmes que les cubicules: bruit, absence d’intimité, etc.  En fait, dans ces espaces, on a remarqué que nombre d’employés tendaient à ériger leurs propres cloisons avec des livres ou des piles de document, ou carrément, à s’isoler avec leurs écouteurs. 
 
 
Le bureau de l’avenir      
 
La nouvelle tendance est ce qu’on pourrait appeler le bureau «flottant». Grâce à la technologie, les employés, munis d’ordinateurs portables et de téléphones intelligents, peuvent travailler de n’importe où: ils peuvent même travailler de la maison!
 
Les entreprises peuvent quant à elles fournir différents espaces de travail – salles de conférence, bureaux, espaces fermées, que les employés peuvent utiliser à leur convenance lorsqu’ils sont au bureau. 
 
Alors que le cubicule a été adopté pour des raisons économiques, les entreprises qui penchent pour les bureaux flottants y voient encore là une façon de sauver de l’argent: la compagnie de télécommunications Telus, par exemple, a comme objectif de faire en sorte que 70% de ses 40000 employés au Canada deviennent «mobiles» d'ici 2015, ce qui lui permettra d’épargner 50 millions de dollars par année en frais de location d'espaces de bureaux.
 
En attendant que ce soit adopté par une majorité d’entreprises, on fait quoi pour améliorer notre sort dans notre cubicule ou notre espace ouvert? Comme ce ne sont pas toutes les entreprises qui vont adopter ça de sitôt, mieux vaut apprendre à rendre notre vie plus agréable…
 
On peut, par exemple, agrémenter notre espace de travail avec des photos de notre famille, pour se rappeler qu’on a une vie en dehors du travail, ou encore, mettre une plante verte sur son bureau. Une étude a prouvé que le fait de verdir son bureau améliorait la productivité, le niveau de satisfaction au travail et la concentration. 
 
Il faut aussi respecter l’«étiquette du cubicule»: évitez de tenir des réunions à votre bureau, n’utilisez pas la fonction haut-parleur de votre téléphone, réglez votre téléphone cellulaire en mode vibration ou muet, tâchez de parler à voix basse, évitez de déranger constamment vos voisins avec des conversations futiles… 
 
La vie en cubicule n’est peut-être pas parfaite, mais on peut à tout le moins éviter de l’empirer en faisant preuve d’un peu de savoir-vivre!
 
 
Références 
 
 
 
 
 
Chroniqueur: Simon Granger, Jobboom
 
 

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LIBRE-SERVICE: BOULOT
Démystifier les défis de la vie au travail que l’on soit employeur, employé ou chômeur.  
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