La vie sociale au travail

Il existe toutes sortes de manières de favoriser et d’alimenter la vie sociale dans le contexte du travail. Est-ce toujours un plus? Y a-t-il des règles à suivre?
 
Qu’entend-on plus précisément par la vie sociale au bureau? Les 5 à 7? Le fameux party de Noël? Les activités de team building?...
 
Toutes ces réponses, mais ça commence aussi simplement que les repas quotidiens en groupe! En fait, les entreprises sont responsables de favoriser (ou non) la vie sociale à l’interne. Elles le font en organisant des activités structurées à leurs frais (le team building, par exemple), en réservant des espaces communs pour les employés, en offrant le souper ou le party de Noël, etc. Elles peuvent aussi encourager et soutenir les initiatives des employés, comme par exemple la formation d’un comité social qui, lui, va se charger de planifier et d’offrir des activités.
 
 
La vie sociale au bureau présente de précieux avantages...
 
Pour les employés: 
 
Favorise la connaissance des autres, l’entraide et la solidarité
 
Favorise le plaisir et la satisfaction par rapport à l’emploi
 
Aide à relâcher la pression
 
Encourage l’initiative
 
Augmente le sentiment d’appartenance
 
 
Pour les organisations: 
 
Favorise la loyauté et la motivation des employés
 
Augmente l’efficacité
 
Encourage la productivité
 
Enrichit l’image et la réputation
 
Selon l’Institut de recherche sur le bonheur (IRB), 20 % des Québécois ne participent pas aux activités sociales de leur entreprise… Or, selon ce même organisme, le plaisir croît avec l’usage, puisque qu’il semble que plus on participe, plus on tire satisfaction de ces occasions d’échanges…
 
En fait, certaines considérations s’appliquent selon le rôle que l’on est prêt à jouer: participant ou organisateur de vie sociale. Choisir d’exercer l’un ou l’autre de ces rôles dépend bien sûr de son tempérament et de sa disponibilité.
 
Comme participant, ou «invité-à-participer», rien ne nous oblige à quoi que ce soit, et c’est important de le souligner: rien ne devrait nous obliger à quoi que ce soit. Un refus de participer, peu importe la raison, ne devrait pas être retenu contre nous, et les organisateurs (collègues ou dirigeants) d’une activité ne devraient jamais insister ou souligner ce fait à gros traits, même si leur principal objectif doit être l’«inclusion». De multiples raisons peuvent être à la source d’une désaffection et cela ne doit pas être jugé. 
 
 
Toutefois, on devrait faire un effort…
 
Si l’activité est de nature corporative, payée à 100% par l’entreprise, ou si elle est offerte sous forme de formation, comme une activité de team building pour laquelle l’entreprise va souvent faire appel à une firme extérieure. 
 
S’il s’agit d’une toute petite entreprise: votre refus ou votre absence seront davantage remarqués et ressentis plus fortement.
 
Pour participer à quelques activités annuelles. Cela alimente la perception positive que vos collègues et dirigeants ont de vous. Par exemple, si vous déguiser à l’Halloween vous horripile, simplement porter un nez de clown, ou décorer sommairement votre bureau peut suffire à faire de vous un très respectable participant.
 
En fait, le refus systématique de participer à toute activité sociale peut à long terme contribuer à l’isolement du travailleur au sein de l’entreprise. Les dirigeants ou les professionnels RH des organisations devraient porter attention à ce phénomène, qui peut dissimuler d’autres problématiques devant être décelées et si possible, résolues.
 
 
Et pour l’organisateur de vie sociale?
 
Participer très activement à l’organisation d’activités sociales en entreprise peut avoir des conséquences positives sur l’évolution de sa carrière, en plus d’augmenter la confiance en soi et de parfois se découvrir de nouvelles aptitudes.  
 
Les comités sociaux doivent bien déterminer et clarifier les rôles, pour que chacun y trouve son compte en fonction de sa disponibilité, de ses forces ou talents particuliers (finance, animation, planification, communication, etc.). Le travail en équipe, l’écoute et l’ouverture sont alors essentiels, le but étant que tous en tirent une certaine satisfaction et un sentiment d’accomplissement. 
 
On attend surtout d’un organisateur qu’il aille au bout de son engagement. Si la charge ou la responsabilité ne lui convient pas, il a le devoir d’être transparent, quitte à se retirer de l’organisation assez rapidement pour ne pas nuire.
 
 
Y a-t-il une éthique de la vie sociale au travail? 
 
Participant ou organisateur, le mot d’ordre est «retenue» en toutes circonstances. La vie sociale liée au travail demeure un contexte professionnel. 
 
Profiter d’une activité pour se défouler à propos du collègue irritant ou du gestionnaire abusif n’a pas sa place, crée un malaise et mine rapidement une ambiance, alors que le but de tout ça est d’avoir du plaisir.
 
Les partys et 5 à 7 peuvent aussi nous faire oublier qu’on va tous se retrouver au bureau le lendemain… La vigilance est de mise dès qu’il y a de l’alcool sur le menu. C’est pourquoi il est fortement déconseillé d’offrir un bar ouvert (gratuit) lors d’une activité sociale, d’autant plus que la responsabilité d’un accident, par exemple, pourrait échoir à l’entreprise sur le plan légal.
 
Un comité social doit éviter la sur-sollicitation des employés pour toutes sortes de causes et événements. La vie sociale ne doit pas perturber les opérations normales de l’entreprise et doit s’exercer avec une certaine discrétion. Plutôt que d’envoyer de multiples courriels, on se servira plutôt de l’Intranet, d’une page Facebook, par exemple. Également, il est bon d’obtenir le soutien des dirigeants et/ou de l’équipe RH, et de présenter un calendrier annuel, par exemple, question de mieux voir venir et communiquer les activités.
 
Les employés ont aussi le devoir d’être cohérents. Si on a confirmé sa présence à une activité (d’autant plus si elle implique un investissement financier de la part de l’organisation ou du comité social), on ne se décommande pas à la dernière minute à moins d’un cas de force majeure. En ce sens, comme l’organisateur, on doit aller au bout de son engagement, c’est une question de respect envers ses collègues.
 
 
Pour avoir plus d’information sur le sujet, consultez quelques articles du magazine Jobboom: 
 
 
 
 
 
 
 
 
Chroniqueuse: Patricia Richard
 
 

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