Tournée citoyenne du Laboratoire MAtv: premier arrêt, Salon national de l’éducation

Les animateurs du kiosque du Laboratoire MAtv, rencontrés lors du Salon de l’Éducation de Montréal, sont tous d’accord : les étudiants aiment qu’on prenne le temps de leur demander leur opinion. Parfois trop jeunes pour avoir le droit de vote, ils voient le Laboratoire comme une option réelle pour faire entendre leur voix, pour peut-être faire une différence.
 
«C’est le fun, ça va nous permettre de nous exprimer!», est le commentaire qui revient le plus souvent, selon Nicolas Belleau, Marie-Josée Fréchette, Laurence Coutu Paquin et Maude Samson. Les jeunes qui ont visité le kiosque du Laboratoire MAtv au Salon de l’Éducation la semaine dernière avaient bien des idées pour améliorer le système scolaire et contrer le décrochage, le thème abordé cette semaine-là par Martine Desjardins, mentore du thème «Éducation».
 
Loin de l’image de ces jeunes sans ambition dont on entend trop parler, les étudiants qui ont mis les pieds au kiosque veulent changer le monde. Beaucoup déplorent le manque de temps dédié à l’éducation physique au secondaire, d’autres jugent qu’on ne laisse pas assez de place à la créativité. Les étudiants autant que les professeurs apprécient les pistes de réflexion, qui pourront être abordées en classe. Pour les organismes et professeurs, partager leur vision et celle de ceux qu’ils représentent signifie également une belle possibilité de visibilité, et des prix en argent qui pourront être réinvestis dans leur milieu.
 
Les visiteurs du kiosque sont interpellés par la possibilité de passer à la télévision, de gagner des prix… mais aussi par le volet web, créatif, interactif et 2.0 du Laboratoire. Ils aiment l’idée que le matériel qu’ils créeront, qu’il soit sous forme écrite, vidéo, ou autre, pourrait être diffusé à MAtv et directement influencer les projets des réalisateurs du Laboratoire. 
 
 
L'Escouade citoyenne du Laboratoire MAtv
L'Escouade citoyenne du Laboratoire MAtv au Salon national de l'éducation: Marie-Josée Fréchette, Maude Samson, Nicolas Belleau et Laurence Coutu Paquin
 
 
Les animateurs comprennent ce désir de faire avancer les choses. Nicolas Belleau avoue avoir eu de la difficulté à conjuguer bonnes notes et bonnes performances sportives alors qu’il était à l’école. Il raconte même s’être fait convoquer au bureau du directeur de son école secondaire afin de s’améliorer encore plus, alors qu’il arrivait à des résultats qui étaient, à ses yeux, satisfaisants. Selon lui, cette pression est néfaste. Il croit que ça peut donner un climat de compétition malsaine, et préfère les idées non pas axées sur la performance, mais plutôt sur les compétences des individus, et croit que c’est exactement ce que le Laboratoire permet.
 
Marie-Josée Fréchette aborde dans le même sens. Elle-même ancienne décrocheuse, elle se fait un plaisir de partager son vécu avec les visiteurs du kiosque, question de les inspirer et leur faire comprendre qu’ils ne sont pas seuls. Elle mentionne que son histoire se termine sur une belle note : elle est aujourd’hui en train de compléter un baccalauréat, en plus d’être présidente de l’association de ressources humaines de l’École des Sciences de la Gestion de l’UQÀM. 
 
Laurence Coutu Paquin avoue: «On ne prend pas souvent la peine de s’arrêter et demander l’opinion des jeunes. Mais ils peuvent avoir des solutions que je n’aurais pas pu trouver moi-même!»
 
Pour elle, le sujet le plus important abordé par le Laboratoire est celui de la famille, car il affectera directement ou indirectement tous les autres. «Je connais la famille par rapport à moi, ma famille, mon vécu. C’est intéressant de voir les réalités des autres. La famille est à la base de bien des problèmes… et solutions.»
 
Maude Samson a hâte d’aborder le thème du multiculturalisme avec les participants de la tournée citoyenne, car elle est inspirée par le mentor qui aborde le sujet, François Bugingo. Elle croit que le Laboratoire est une bonne façon d’impliquer les jeunes (et moins jeunes!), grâce à la technologie et la créativité. 
 
Elle ajoute qu’après avoir discuté avec des jeunes qui suggéraient d’ajouter plus de temps dédié à l’activité physique à l’école, ils ont décidé de passer à l’action afin de tourner une petite vidéo, directement au kiosque du Laboratoire, où ils prônaient les bienfaits du sport.
 
Comme quoi, même les petits gestes peuvent faire une différence et qu’un témoignage peut en influencer plus d’un.
 
Partagerez-vous votre vision avec le Laboratoire?
 
 
 
 
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L'auteure de cet article, Béatrice Bernard-Poulinest blogueuse pour MAtv Montréal.
 
 

 

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