Les stages en entreprise

Faire un stage en milieu de travail est une occasion d’en apprendre sur son futur métier et de faciliter la transition entre l’école et l’emploi, mais aussi de développer des habiletés et des compétences complémentaires à la formation.  
 
Pour bien des jeunes travailleurs, le stage constitue la première expérience significative qu’on ajoutera à notre CV. D’ailleurs, le stage en milieu de travail est souvent obligatoire dans le parcours scolaire, et parfois même pour accéder à certains ordres professionnels (exemples: Ordre des architectes du Québec, Barreau du Québec). 
 
Il faut donc le prendre au sérieux, et ça commence par bien le choisir. Le stage doit être vu comme une occasion de confirmer ou d’infirmer certaines de nos orientations professionnelles. Par exemple, un étudiant en comptabilité pourrait choisir entre la fonction publique, une PME, une grande entreprise ou un organisme communautaire. Un journaliste pourrait quant à lui choisir entre la presse écrite, la radio et la télévision. Si on a la chance d’en faire plus qu’un, mieux vaut choisir des milieux différents pour élargir nos horizons. 
 
 
Comment fait-on pour trouver un stage?
 
L’école peut souvent donner un coup de pouce à l’étudiant. Certaines institutions ont un service de placement qui aide les étudiants à trouver, surtout lorsque le stage est obligatoire dans le cursus (enseignement, ingénierie, médecine).  
 
On peut aussi contacter directement des entreprises qui nous intéressent pour leur proposer nos services comme stagiaire. Comme beaucoup de stages ne sont pas rémunérés, ça ne coûte rien à l’entreprise. Ça peut être une situation gagnante des deux côtés: une expérience de travail pour l’étudiant, et une ressource supplémentaire pour l’employeur. 
 
Sinon, dans les domaines où c’est un peu moins encadré, certaines entreprises affichent leurs offres de stage par les plateformes traditionnelles (les sites d’emploi comme Jobboom par exemple). On peut donc postuler comme on le ferait pour un emploi normal.
 
Bien que le stage soit d’abord une démarche éducative, c’est important de traiter cette expérience comme si c’était un emploi. Ça commence dès le moment où on envoie sa candidature: il faut faire un CV et une lettre de présentation convenable, puis se préparer adéquatement pour l’entrevue. Une fois en poste, il faut être ponctuel, limiter les absences et bien faire notre travail. Autrement dit, il faut faire preuve de professionnalisme. 
 
 
Quatre attitudes gagnantes en stage
 
Proactivité - Professionnalisme - Ouverture - Sociabilité
 
Après tout, notre superviseur de stage deviendra probablement notre première référence, alors c’est important de laisser une bonne impression. C’est notre réputation qui est en jeu, mais aussi celle de notre école, car l’employeur pourrait ne plus vouloir engager de stagiaire s’il a une mauvaise expérience. 
 
Le stagiaire n’est habituellement pas la priorité du patron, alors c’est facile d’être oublié. Si le patron ne se souvient pas de votre nom, c’est mauvais signe! Il faut donc prendre les moyens pour qu’on laisse sa marque et qu’on se souvienne de notre passage. Il faut donc se montrer proactif, poser des questions, demander du feedback, être ouvert à la critique et s’appliquer dans son travail. 
 
On peut  aussi faire preuve d’initiative. En tant que stagiaire, on est une ressource bonus pour l’employeur; il pourrait peut-être nous confier une tâche ou un projet pour lequel il n’a pas les ressources ou le temps à consacrer. 
 
Le stage est une occasion de développer notre «savoir-être» au travail et notre aptitude à tisser des liens professionnels. Il ne faut pas hésiter à parler avec les autres employés, les questionner sur leur travail, les observer. On peut, par exemple, demander à différents employés de passer une journée avec eux pour comprendre leur travail. 
 
Le stage est aussi une première occasion de réseauter. Saisissez toutes les occasions de vous intégrer à l’équipe, en participant aux activités de l’entreprise ou en allant dîner avec les collègues, par exemple. Avec des outils comme LinkedIn, c’est facile de garder contact avec d’anciens collègues. Ces contacts pourraient nous aider à accéder au fameux «marché caché» de l’emploi. 
 
Si le stage s’avère décevant, d’abord, il faut rester professionnel et ne pas se décourager. Si on voit que ça ne fonctionne vraiment pas, il faut en parler avec notre superviseur de stage dès que possible. Le stage fait partie de l’apprentissage et est généralement accompagné d’objectifs précis. Il faut donc réagir pour s’assurer que l’on ne perde pas notre temps. 
 
Par ailleurs, on insiste beaucoup sur l’attitude du stagiaire, mais l’employeur doit aussi réaliser qu’il a un rôle. Il doit non seulement s’assurer de faire un suivi et d’évaluer adéquatement le stagiaire, mais aussi s’engager à former, accompagner, intégrer, encadrer et motiver le jeune travailleur. 
 
 
Pour information
 
 
Des offres de stages dans Jobboom
 
 
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Chroniqueur: Simon Granger, coordonnateur de contenu Jobboom
 
 

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