Une rencontre avec la réalisatrice Florence Pelletier

«Je ne suis pas habituée de me faire réclamer des entrevues comme ça!» 
 
C’est avec ces mots que ma rencontre avec Florence Pelletier a débuté. L’événement de lancement du Laboratoire MAtv venant à peine de se terminer, je m’étais donc dirigée vers la réalisatrice montréalaise, qui participera à ce projet de création collaborative multiplateforme. À peine arrivée auprès d’elle, une autre journaliste lui tapait sur l’épaule, lui demandant aussi quelques minutes de son temps. J’aurais la chance de lui parler quelques minutes en premier.
 
Présentée par l’animatrice du Lab, Tamy Emma Pépin, comme étant «très sensible aux problèmes sociaux et dotée d’un sens critique manifeste», Florence Pelletier est également la plus jeune réalisatrice du projet à 23 ans. Mais elle a derrière elle une grande expérience cinématographique. 
 
Venant tout juste de terminer une formation en cinéma à l’université Concordia, la réalisatrice a déjà vu trois de ses courts métrages remporter des prix et bourses, en plus d’être projetés lors de plusieurs festivals. 
 
«J’ai fait plus de fiction jusqu’à présent. Mais même lorsque j’étais à l’école, j’ai toujours fait mes propres projets. Je suis de l’époque, “fais les choses par toi-même”. J’ai toujours fait mes propres courts métrages: je les ai écrits, réalisés, montés, envoyés dans les festivals…»
 
Se décrivant elle-même comme étant persévérante et ayant toujours plusieurs projets en branle, Florence voit le documentaire comme un nouveau défi. Elle espère accrocher les gens en racontant des histoires, puis les toucher avec des images qui ont une qualité cinématographique que l’on associe davantage à la fiction.
 
 
L'animatrice Tamy Emma Pepin interviewant la jeune réalisatrice Florence Pelletier lors du lancement de la phase 2 du Laboratoire MAtv à l'Usine C
 
 
Pourquoi avoir soumis sa candidature au Laboratoire? «Le premier sujet qui m’a vraiment interpellée est le multiculturalisme. Premièrement, parce que je viens de Montréal. Donc, c’est quelque chose qui est autour de moi. Mais aussi parce que j’adore voyager et que j’aime toujours découvrir de nouvelles cultures.» D’ailleurs, cette globe-trotter a parcouru le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, l’Inde, et a même passé cinq semaines sur un voilier trois-mâts pour traverser l’Atlantique, afin de tourner un court documentaire sur la vie à bord.  
 
Elle est également interpellée par les autres sujets et les pistes de réflexion qui sont proposées par les mentors et les gens du public. Amatrice de sports d’endurance, comme les demi-marathons, elle aime se retrouver dans sa tête pour imaginer des sujets de reportages. «Je viens de terminer mes études, donc il est certain que l’éducation m’interpelle également. C’est un sujet qui est très près de moi. J’ai vécu la grève étudiante, et l’importance de la langue française me touche beaucoup.»
 
Elle espère que le public sera au rendez-vous, car elle croit que le Laboratoire est une «façon pour les gens de s’impliquer et de changer ce qui va passer à la télévision». Elle ne devrait pas avoir à en douter, car, à peine un «merci» prononcé par moi pour le temps qu’elle m’a accordé, un homme l’approche, matériel informatif à la main, pour lui proposer son projet citoyen, une piste de réflexion pour ses reportages…
 
 
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L'auteure de cet article, Béatrice Bernard-Poulinest blogueuse pour MAtv Montréal.
 
 

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