APigeon: l’oiseau qui a trouvé ses ailes

Annie Sama a une passion contagieuse. Impossible de ne pas l’écouter lorsqu’elle parle de son projet, APigeon, dont l’album APigeon is Born vient tout juste de sortir. 
 
Cet album est le résultat de plus d’un an et demi de travail, qui a débuté par une recherche d’indépendance à la suite d’études en musique jazz. Annie Sama a alors réalisé que, malgré qu’elle soit auteure et compositrice, elle devait toujours demander à des musiciens de l’accompagner. «Je suis partie dans une quête de musique électronique, une quête d’indépendance», explique-t-elle. 
 
Pendant un an et demi, elle a donc appris à créer cette musique électronique seule, afin de créer un style qui serait propre à elle, et afin d’avoir une liberté totale de création. C’est en studio que les éléments organiques, comme le synthétiseur, les percussions, le piano, et la batterie, entre autres, ont été ajoutés. Cela, grâce aux talents de différents musiciens «afin d’avoir un côté plus chaleureux », explique Annie Sama. «Beaucoup d’albums atmosphériques m’ont fait triper, comme ceux de Radiohead ou Bon Iver.» Elle aime ce côté de la musique électronique qui a, selon elle, «une belle douceur».
 
Au cours du processus créatif, la chanteuse a également eu recours à une campagne participative sur le site web Indiegogo, afin d’inviter les internautes à participer au financement de l’album. D’ailleurs, au moment d’écrire ces lignes, Annie Sama était sur le point d’envoyer des albums aux supporteurs d’un peu partout sur la planète.
 
 
A Pigeon is Born
 
 
D’ailleurs, «l’ailleurs» est une grande partie du projet APigeon. Annie Sama a débuté l’écriture de Moon 5 alors qu’elle était en voyage au Brésil, et a enregistré Bring Me Back à peine revenue. Elle mentionne qu’elle s’est sentie bien dans ce pays d’Amérique latine, «très loin de la neige et du froid!» Elle a entre autres eu un déclic rythmique, dans ce pays. Si on ajoute ceci à ses origines congolaises, via son père, on comprend rapidement la présence des percussions et du rythme qui caractérisent et complémentent l’aspect atmosphérique de ce premier album. « J’ai été surprise par ce côté tribal qui est sorti», mentionne-t-elle, en ajoutant qu’elle s’est découvert un amour pour les percussions. 
 
Malgré son statut d’artiste indépendante, Annie Sama espère mener le projet APigeon loin devant. Après le Canada, elle espère rejoindre l’Europe et faire le circuit des festivals, et quelques marchés américains. 
 
Décidément, un beau voyage qui débute pour ce pigeon…
 
 
Complément d’info 
 
Album disponible sur iTunes et Bandcamp
 
Prochain spectacle: le 5 juin au Divan Orange dans le cadre du Fringe Festival 
 
 
 
 
 
Pour me suivre sur la Toile:
 

Twitter: @beatricebp

LinkedIn: Béatrice Bernard-Poulin

Mon blogue: Eille la cheap!

 
L'auteure de cet article, Béatrice Bernard-Poulinest blogueuse pour MAtv Montréal.

 

 

Vos commentaires

Soyez les premiers informés sur MATV

Pour tout savoir avant tout le monde et profiter de nos exclusivités