Moïse Marcoux-Chabot présente son film Lespouère

Moïse Marcoux-Chabot présente son film Lespouère

MAtv a demandé à chacun des réalisateurs en compétition pour Tourner à
tout prix
de répondre à une série de questions. Voici les réponses de Moïse Marcoux-Chabot.

 

 

Quel est votre parcours académique et professionnel?

Après une expérience enrichissante dans le programme Katimavik et un passage au cégep en sciences humaines, pendant lequel j’ai appris énormément – notamment en participant au journal étudiant et à la grève étudiante de 2005 – j’ai voyagé quelques mois en Amérique latine. De 2006 à 2009, j’ai étudié en anthropologie sociale et culturelle à l’Université Laval, tout en continuant à développer mon intérêt pour l’audiovisuel, à voyager et à m’impliquer dans la vie étudiante et dans divers mouvements sociaux. Il y a cinq ans, après avoir réalisé quelques projets influencés par l’anthropologie visuelle, j’ai cessé mes études pour me consacrer au métier de documentariste indépendant, que je pratique depuis sous diverses formes et sur de multiples plateformes.
 
 
Mise à part l'élément financier, quel a été votre plus grand défi pour la réalisation de votre court métrage?
 
Le plus grand défi pour moi a été de repousser la mise en ligne du film pour conserver l’exclusivité aux festivals, ce que je faisais pour la première fois. J’ai plutôt l’habitude de diffuser mes réalisations dès qu’elles sont terminées, parfois quelques heures après le tournage! Réserver un film pour les projections en salle, alors que j’aurais pu le publier d’un clic, me demande une bonne dose de patience. Heureusement, il peut désormais être vu par tous et toutes, à un moment où les enjeux touchés par le film sont impossibles à ignorer.
 
 
De quoi êtes-vous le plus fier dans la réalisation de ce projet? 
 
J’ai rencontré Bilbo pour la première fois quelques minutes avant le tournage, qui s’est réalisé en moins de 24 heures avec beaucoup d’improvisation. C’est une rencontre qui a été marquante pour moi et qui a transformé ma vision de la Gaspésie, que je connaissais encore très peu à ce moment-là. Je suis très fier de ce court métrage, qui permet à d’autres de se laisser porter par les mots et «lespouère» de Bilbo. J’ai fait la tournée de la péninsule pour le présenter au public gaspésien et j’ai été comblé, à chaque fois, par les réactions. C’est un film qui parle beaucoup aux gens de la région, mais aussi aux gens de partout au Québec.
 
 
Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux jeunes qui désirent s'aventurer dans la réalisation de courts métrages?
 
C’est à chaque fois une aventure différente, il faut être prêt à se laisser déstabiliser. En documentaire, le moment du tournage en soi peut parfois être très court, pour une oeuvre qui aura une longue existence et des conséquences bien réelles sur la vie des participants. Il faut y arriver bien préparé, ce qui permet d’improviser sans s’improviser, comme disait Miron, mais il ne faut surtout pas négliger l’étape du montage. C’est à ce moment que le matériel accumulé prend tout son sens et que le scénario s’écrit réellement. Autrement, cette phrase de Jean Rouch me suit depuis longtemps: «Le seul conseil que l’on peut donner à des jeunes gens qui veulent faire du cinéma, c’est de faire de l’école buissonnière une règle de vie, mais en le faisant très sérieusement.»
 
 
 
 

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