Les libraires indépendants: de vrais passionnés

On a beaucoup entendu parler de l’industrie du livre au cours des derniers mois. Prix unique du livre, conditions de travail, grossistes, librairies indépendantes… Plusieurs termes qui se sont retrouvés au centre de nos conversations.
 
Cette semaine, j’ai eu envie de m’intéresser aux libraires indépendants. Qui sont-ils? Il s’agit premièrement de passionnés du métier. J’ai discuté avec deux d’entre eux pour en savoir plus.
 
Anne-Marie Levac est la directrice de la succursale de la librairie Raffin, située sur la rue Saint-Hubert, une librairie indépendante qui compte trois adresses: outre celle déjà mentionnée, on en trouve une à la Place Versailles et une autre à Repentigny. Y a-t-il des différences entre les trois succursales? Oui, croit-elle. Elle mentionne par exemple que les clients de la succursale sur Saint-Hubert sont généralement des gens habitant à proximité, qui viennent sur place à pied, qui passent parfois chercher un livre après le travail: il s’agit d’une librairie de quartier. Elle pense que cette proximité n’est peut-être pas la même en banlieue ou en région, alors que les gens doivent prendre la voiture pour se rendre en librairie. 
 
La librairie Raffin, de la rue Saint-Hubert, est située face à une librairie d’une grande chaîne. Anne-Marie Levac mentionne que ceci les amène à «être continuellement créatifs et dynamiques» en organisant fréquemment des événements. Selon elle, les gens se déplacent dans les librairies indépendantes justement parce qu’elles sont indépendantes et aiment le service personnalisé qu’ils y retrouvent. Du coup, la sélection offerte est différente dans chacune des succursales Raffin.
 
 
Librairie Alire
La librairie Alire est située au centre commercial Place Longueuil, sur la Rive-Sud de Montréal.
 
 
Manon Trépanier, copropriétaire de la librairie Alire, à Longueuil, et première récipiendaire du Prix d’excellence de l’Association des libraires du Québec, abonde dans le même sens. Selon elle, les libraires indépendants écoutent les suggestions des libraires sur le plancher et choisissent des livres selon les demandes de la clientèle, et ainsi, offrent des choix plus variés en magasin, car les commandes sont faites sur place, et non dans un bureau central. 
 
Elle ajoute que les librairies indépendantes peuvent promouvoir leurs coups de cœur, et ce, sans facturer de frais supplémentaires aux éditeurs. Lorsque je lui confie être souvent accrochée par le design d’un livre, elle me répond avec enthousiasme «Je vous comprends!» et ajoute que les belles couvertures seront également mises de l’avant.
 
J’en profite pour lui demander son coup de cœur récent. Sa réponse: la bande dessinée Vil et misérable, de Samuel Cantin, un auteur bien d’ici qui dit partager son temps entre Montréal… et Montréal. «Je n’ai jamais lu quelque chose d’aussi drôle! C’est plus que 18 ans et plus, je dirais que c’est 25 ans et plus! C’est drôle et absurde!»
 
Une œuvre avec une jolie couverture, absurde, montréalaise… Je pense écouter les conseils de la libraire!
 
 
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L'auteure de cet article, Béatrice Bernard-Poulinest blogueuse pour MAtv Montréal.
 
 
 

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