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Les effets du bruit sur notre santé

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) qualifie le bruit de «menace pour la santé publique». La pollution sonore est un concept de plus en plus connu par les décideurs, qui se doivent, selon les experts, d’agir pour que notre environnement de vie en général soit moins bruyant. Car on sait que le bruit est perçu comme un signal de danger pour le corps humain. Les impacts sur notre santé peuvent varier: problèmes de sommeil (qui peuvent mener à la dépression), surconsommation de médicaments, troubles d’apprentissage à l’école, analphabétisme, etc. Les gens qui vivent près d’un aéroport ou d’une autoroute ont plus de risques de faire une crise cardiaque ou de souffrir d’hypertension.

 

Selon l’OMS, pour bien dormir la nuit, le bruit moyen ne devrait pas excéder 30 dB(A) à l’intérieur de la maison, et 40 dB(A) au-dehors, soit le niveau sonore d’une rue tranquille dans un quartier résidentiel calme.

 

Le bruit vient de partout et surtout, il se fait de plus en présent! Aéroports, transport routier, mécanisation de divers outils domestiques, climatisation, chauffage, filtreurs de piscine, souffleuses, tondeuses à gazon, etc.

Certains observateurs pensent qu’au Québec, le niveau de bruit double tous les 10 ans, spécialement en milieu urbain

On s’expose à du bruit de plus en plus fort dans les commerces, les cinémas, les restaurants, les salles de spectacles, les bars et les discothèques.

 
L’audition des Québécois, en particulier celle des plus jeunes, se dégrade à une vitesse accélérée. Au cours de la dernière décennie, la demande pour des  appareils et des services audiologiques a plus que doublé chez les 25-29 ans. Et aujourd’hui, 10% des  adolescents souffrent de troubles auditifs. Cependant, il est souvent difficile de leur faire comprendre qu’ils ne  doivent pas attendre d’avoir mal aux oreilles pour se protéger. La détérioration de l’ouïe est un processus qui s’étale sur des années sans qu’on en ait vraiment conscience.

 

Dans les pays européens, le niveau sonore des baladeurs est limité à 100 décibels - dB(A). Ce n’est pas le cas en Amérique du Nord et les jeunes écoutent parfois leur musique à 110, voire 120 dB(A). Or, à 114 dB(A), par exemple, on ne s’en rend pas compte, mais il suffit d’une minute pour avoir la dose maximale de bruit que nos oreilles sont capables de supporter en 24 heures. Résultat: beaucoup d’ados absorbent autant de décibels que s’ils passaient leur semaine à l’usine! (Source: Protégez-vous)

 

Comment les parents peuvent-ils protéger l’ouïe de leur jeune?

Mettre le volume de nos écouteurs à la moitié et pas plus. Le meilleur truc: à une distance d’un mètre de la personne, le jeune avec ses écouteurs devrait pouvoir nous entendre, parler avec nous et suivre une conversation normale… et tout cela, sans enlever ses écouteurs!

 

CONSEILS AUX ENSEIGNANTS (et aux parents):

Les profs (et les parents) peuvent mettre des balles de tennis sous les pattes de chaises, faire des bricolages avec des boîtes de carton d’œuf qu’on accroche ensuite aux murs pour empêcher la réverbération, mettre un fond de musique douce pas fort lors d’une activité pour atténuer les bruits ambiants.

 

Pour information: Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec

 

Invitée: Marie-Pierre Caouette, présidente de l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec

 

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