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Le profil du travailleur de l'avenir

On parle fréquemment du vieillissement de la population, du départ des baby-boomers à la retraite qui, soi-disant, laissera plus de places aux jeunes sur le marché du travail. À quoi peuvent s’attendre les travailleurs de l’avenir?

 
Dans un contexte de rareté de la main-d’œuvre, les prochaines générations de travailleurs auront le beau jeu. Recherchés par des employeurs en manque de personnel, ils pourront choisir leur patron… à condition d’être bien formés!
 
 
Statistiques et faits sur le marché du travail de demain
 
Selon les données de l’Institut de la statistique du Québec, 2013 sera l’année charnière où la population en âge de travailler commencera à décliner. Des raretés de main-d’œuvre sont à prévoir dans plusieurs secteurs économiques, dont les technologies de l’information, la construction, le transport et la santé.  
 
Près de 1 400 000 postes devront être pourvus d’ici 2019, selon les plus récentes estimations d’Emploi-Québec. Les deux tiers seront des remplacements de départs à la retraite. 
 
Le remplacement des travailleurs qui partiront à la retraite accélérera les promotions, car les cohortes de diplômés seront moins nombreuses à arriver sur le marché du travail.
 
 
L’embarras du choix pour les employés qualifiés 
 
Formation adéquate: Environ 70% des nouveaux emplois vont exiger une formation postsecondaire. Il ne suffit pas seulement d’avoir le diplôme, il faut avoir le bon! Avant d’être le travailleur de demain, il devra être l’étudiant le mieux informé de l’état du marché de l’emploi.
 
Matières de base: Avoir minimalement un secondaire 5 et être bon en français et en mathématiques sera nécessaire au travailleur de demain: «Il faut un minimum de bagage pour pouvoir fonctionner dans des métiers qui sont de plus en plus automatisés ou qui demandent des habiletés de communication et de gestion.» 
 
Compétences complémentaires: Même s’il y aura beaucoup d’emplois disponibles, il est recommandé aux jeunes d’obtenir un diplôme qui mène à un métier. Les formations dites des sciences sociales deviennent davantage un élément complémentaire à une autre formation, pour se démarquer de la concurrence.
 
Par exemple: un ingénieur minier ayant une formation en anthropologie pourra travailler dans n’importe quel contexte ethnoculturel, que ce soit chez les Inuits du Grand Nord, ou parmi des tribus du bassin du Congo. 
 
C’est une nouvelle tendance lourde: les organisations ont besoin de comprendre le monde et les gens. Les disciplines universitaires qui connaîtront un essor? La sociologie, la communication, l’anthropologie, la psychologie.
 
 
Les qualités recherchées chez les travailleurs de l’avenir
 
Le savoir-être: les habiletés interpersonnelles de leadership, de communication et de maîtrise du stress, de même que la facilité pour le travail en équipe vont devenir très importantes. Pourquoi? Parce que les jeunes auront accès plus rapidement à des postes de gestion. 
 
La flexibilité et la capacité d’adaptation: ce seront d’autres qualités à développer chez les travailleurs du futur. Plusieurs employeurs auront à revoir l’organisation des tâches pour fonctionner avec moins de ressources.
 
 
La clé pour le travailleur de l'avenir: s'avoir s'adapter
 
Le travailleur de l’avenir devra apprendre à se recycler souvent. Au Québec, mines, aéronautique, TI, construction sont de gros embaucheurs, mais représentent des secteurs cycliques. Il ne faudra pas avoir peur de retourner sur les bancs d’écoles. 
 
Les métiers évoluent à la vitesse grand V, comme ce fut le cas pour les techniciens en animation lorsqu’ils sont passés de la planche à dessin aux modulations en trois dimensions sur ordinateur… Tous les travailleurs doivent continuer à se perfectionner pour suivre les transformations de l’industrie. 
 
Professeur, agent immobilier, ingénieur au cours d’une même vie. Pourquoi pas? Dans le monde du travail de demain, la carrière ne sera plus caractérisée par une date de début et une date de fin. Elle progressera plutôt à l’horizontale (postes variés) qu’à la verticale (promotions hiérarchiques), disent les experts. 
 
En fait, les travailleurs seront plus que jamais enclins à embrasser une occupation qui les passionne. Pour les employeurs, l’octroi d’une année sabbatique passée à faire d’autres tâches sera peut-être aussi intéressant qu’une année supplémentaire à l’université. C’est un enrichissement, une occasion d’acquérir des connaissances éloignées du travail quotidien.
 
 
Chroniqueur: Éric Grenier, rédacteur en chef du magazineJobboom
 
 
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LIBRE-SERVICE: BOULOT
Démystifier les défis de la vie au travail que l’on soit employeur, employé ou chômeur.  
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