Article lié à l'émission : COEURS À L'OUVRAGE
Voir ou revoir les épisodes Tout sur l'émission

Trois-Rivières, terre d'accueil

Par une fin d’après-midi un peu froide, je monte les marches menant au Service d’accueil des nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières. Je m’attends à arriver dans un réel branle-bas de combat puisque nous sommes le 8 décembre. Trois-Rivières est l’une des 13 villes choisies au Québec pour accueillir des réfugiés syriens et, comme annoncé dans les médias, ils ont commencé à arriver en terre québécoise depuis le 10 décembre. Pourtant, tout est calme, chacun vaquant à ses occupations tranquillement. Je suis accueillie par une charmante dame qui confirme mon rendez-vous avec monsieur Ivan Suaza, le directeur de l’organisme.
 
 
Ivan Suaza, directeur du Service d'accueil des nouveaux arrivants (SANA)
Ivan Alfonso Suaza, directeur du Service d'accueil des nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières
 
 
«Alors, vous n’êtes pas dans le jus?», lui lançais-je en lui faisant une accolade (pour la petite histoire, je connaissais déjà Ivan pour avoir travaillé en collaboration avec le SANA sur d’autres projets).
 
«Non», me répondit-il en riant.
 
Il faut rappeler aux citoyens que Trois-Rivières accueille des réfugiés depuis 1968, et bien que la situation syrienne accapare les médias, leur arrivée n’a rien d’exceptionnel pour l’équipe du SANA, appuyée par la Table locale d’immigration. Encore la semaine passée, c’est 39 personnes, toutes des réfugiés, qui sont arrivées à Trois-Rivières du Congo, de la Côte d’Ivoire et de la Colombie.
 
Les 70 réfugiés syriens attendus entre le 10 décembre et le 1er mars ne constituent donc pas une situation nouvelle pour cette équipe (30 avant la fin décembre et 40 entre janvier et février). «La seule différence pour les Syriens, c’est qu’ils auront tous la même origine lors de leur arrivée», me dit-il.
 
 
Découvrez l'organisme SANA à l'émission Coeurs à l'ouvrage.
 
 
Avec une procédure d’accueil en 62 étapes, le SANA est déjà bien rôdé dans l’accueil de réfugiés, allant de l’arrivée à l’hôtel et la recherche d’appartement jusqu’à l’inscription des enfants à l’école et le soutien pour remplir tous les nombreux formulaires requis. Après ces 62 pas bien réfléchis, la famille, ou la personne, possède toutes les informations et les outils nécessaires pour bien fonctionner dans sa nouvelle vie. Vu qu’on ne connaît pas encore la composition familiale des 70 personnes attendues, il est plus difficile pour les autres acteurs, les écoles par exemple, d’anticiper combien de personnes auront recours à leurs services. Mais à part ce détail, Trois-Rivières est prête pour accueillir les réfugiés syriens, étant une terre d’accueil pour les réfugiés depuis plusieurs décennies.
 
Si vous avez envie d’aider, vous pouvez devenir bénévole pour le SANA, en participant, par exemple, à des jumelages. Cela vous demandera de deux à cinq heures par semaine et une formation vous sera offerte. Vous pouvez également faire des dons en denrées non périssables ou, encore, en vêtements, particulièrement des vêtements d’hiver, en envoyant le tout au Centre d’aide aux personnes en difficulté (un organisme partenaire du SANA) au 1492, rue Royale, situé au centre-ville de Trois-Rivières.
 
 
En novembre dernier à Mise À Jour, Marie-Pier Bouchard interviewait Sandra Sawaya, une Québécoise d'origine syrienne ayant séjourné de nombreuses années dans son pays natal.
 
 

Roxanne Pellerin,

blogueuse MAtv Cap-de-la-Madeleine

Web     Facebook  

 

Vos commentaires

Soyez les premiers informés sur MATV

Pour tout savoir avant tout le monde et profiter de nos exclusivités